Article du 06/02/2017

La poupée, un jouet qui souffre de la théorie du genre

Comme vous le savez certainement, mon Tchoupon va avoir un an dans quelques jours. Et je me demandais quel cadeau lui offrir quand ma maman m’a dit qu’elle avait retrouvé Colin, mon poupon Corolle de quand j’étais petite. Quelle bonne idée ai-je pensé ? Mon compagnon, un peu sceptique a fini par se laisser convaincre. Après un bon bain et quelques vêtements dont un bonnet que j’avais tricoté enceinte mais qui s’est avéré bien trop petit pour un nourrisson (parfait pour Colin cela dit), il est comme neuf, prêt à servir une nouvelle génération.  

Et vous qu’en pensez-vous ?

Faites vous parti de ceux qui pensent que les poupées c’est pour les filles ?

Je vais essayer de vous faire changer d’avis.

Premier argument :

Pourquoi est-ce que les petites filles jouaient à la poupée et pas les garçons ? La réponse est simple : les enfants imitent la réalité pour apprendre. Et dans la réalité, à l’époque de nos parents ou nos grands-parents (et trop souvent encore maintenant), c’étaient les mamans qui s’occupaient des enfants. Il était donc naturel que les petites filles imitent leur maman en s’occupant d’un « bébé » et que les petits garçons, cherchant à imiter papa, ne le fassent pas. Or aujourd’hui, les papas sont de plus en plus investis dans leur rôles, certains prennent même un congé parental plutôt que leur femme, pour rester avec les enfants. Il est donc normal que les garçons soient du coup intéressés eux aussi à ces jeux là qui imitent leur réalité familiale.

Deuxième argument :

cela permet aussi d’appréhender son corps. On peut utiliser la poupée, ou dans ce cas le poupon, pour apprendre les parties du corps à l’enfant. On peut aussi, si on doit lui faire un soin, le faire d’abord au poupon pour que l’enfant puisse voir ce qu’on a l’intention de lui faire. Et cela est intéressant chez un garçon comme chez une fille.

Troisième argument :

les jeux libres et particulièrement ceux où les enfants imitent la réalité leurs permettent d’extérioriser beaucoup de choses en mettant en places des situations qu’ils ont vécu et mal compris afin de pouvoir les analyser d’un autre point de vue, celui de l’adulte. S’ils ont été punis à l’école par exemple (car il est rare que les enfants comprennent bien les punitions – voir futur article sur la Communication Non Violente), en rejouant la scène en prenant la place du maître ou de la maîtresse, cela lui permet d’évacuer la frustration et de mettre peut-être le doigt sur le comportement qui pose problème.

Pour ce dernier point, je parle bien entendu d’enfants plus âgés que le mien. Cependant à partir d’un an je pense que le deuxième argument est déjà tout à fait applicable.

Alors toujours convaincus ?

Si vous avez d’autres arguments en faveur de la mixité du jeu avec les poupées et poupons, n’hésitez pas à m’en faire part sur lola@mamausagi.com pour en faire un complément d’article!

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