Ma conception de départ

En terme d’allaitement, on est bien d’accord qu’il n’y a pas de bons ou mauvais choix ! Enfin si, le bon choix c’est celui qui convient le mieux à la maman et au bébé en fonction de leur situation personnelle. Pour moi l’allaitement était une évidence, enfin pour les six premiers mois, après je trouvais ça bizarre. Je me disais qu’allaiter un bébé qui a des dents c’était pas très naturel et que ça ne devait même pas être possible… Vous vous doutez bien que j’ai changé d’avis.

En fait, j’ai eu tellement de difficultés à lancer ma lactation (crevasses, bouts de seins en silicone, baisse de lactation avec perte de poids de mon fils, allergie au lait de vache donc régime alimentaire strict pour moi aussi…) que lorsque c’était en place je me suis dit pourquoi arrêter? Du coup je me suis renseigné et j’ai découvert ce qu’est le sevrage naturel !

Le sevrage naturel

Certains d’entre vous connaissent déjà mais je vais quand même approfondir un instant pour les autres. En fait dans notre société où la femme reprend tôt le travail, où on prône l’autonomie et le détachement de l’enfant dès les premiers mois voir semaines de vie, le biberon s’est imposé comme une norme. Cependant nous sommes des mamifères et du coup biologiquement et anthropologiquement parlant, l’allaitement « devrait » se faire jusqu’à ce que l’enfant n’ait plus besoin de produits laitiers c’est à dire entre 2 et 6 ans. Oui oui, ce n’est pas anormal qu’un enfant arrête de téter à 6 ans ! Suprenant pas vrai ? Ben oui, on est pas habitués à voir des bambins pendus aux seins de leurs mères.

Voici deux article de la leche league (site incontournable pour toutes les mères allaitantes ou futures mères souhaitant allaiter) sur le sujet qui peuvent satisfaire la curiosité de ceux et celles qui veulent en savoir plus:
Un âge naturel pour le sevrage
Et le sevrage comment ça se passe ?

Suite à mes recherches, je me suis dit, je n’écoute plus ce que me disent les gens formatés autour de moi et j’arrêterai quand moi ou mon fils le decidera. Donc tant qu’on y trouve notre compte tous les deux, on continue. Pour info, cela ne m’a pas empêché de travailler, de lui faire manger des solides, de le laisser dormir chez sa tata ou de le faire aller au lit avec son papa (même si avec maman c’était au sein)… On avait une vie normale comme tous nos amis qui avaient des enfants du même âge.

Stratégie gagnante (pour nous en tous cas)

Mais un jour le moment est arrivé ! Je suis tombée enceinte et les tétées devenues douloureuses n’étaient plus un moment de plaisirs pour moi. Mais comment faire comprendre à un enfant de deux ans et demi que cette vieille habitude va devoir finir ? Je n’avais rien contre l’idée du co-allaitement mais je n’avais plus trop envie de continuer. Je ne voulais pas non plus imposer ma décision comme ça à mon Tchoupon.
Du coup j’ai commencé par modifier nos habitudes car les peu de tétées qu’il restait étaient très ritualisées. Il y avait celle des dodos, soirs et siestes quand il n’était pas à la crèche et les tétées réconfort pour les gros bobos.

J’ai commencé par ne plus proposer le seins lors des gros bobos et à le réconforter autrement, si lui demandait, je donnais, mais il a rapidement arrêté de demander. Ensuite pour le dodo du soir j’ai commencé à proposer le sein avant l’histoire plutôt qu’après pour l’endormir. Il avait tellement envie de l’histoire qu’il tétait deux secondes chrono et me disait en rigolant « voilà c’est déjà fini ». Au bout d’une semaine je n’ai plus proposé et il n’a simplement pas demandé.

Il restait encore celles des siestes et là ça s’annonçait plus difficile, il demandait à chaque fois ! Que faire? Et bien lui en parler tout simplement. Quand il me disait « tétée » je lui disait gentiment « si tu y tiens vraiment, on le fait mais pas trop longtemps parce que maman a un peu bobo, sinon on peut aussi faire un gros bisous et un câlin et je reste près de toi jusqu’à ce que tu t’endormes ! ». Au début il voulait quand même, moi je continuais à ne pas proposer et à lui répondre ça quand il demandait. Et très rapidement, il a arrêté de demander, tout simplement !

Conclusion

Je me souviendrais toujours de mon étonnement la première fois qu’il s’est retourné dans son lit pour s’endormir tout seul sans rien me demander. Je ne savais pas à ce moment là que c’était fini mais il n’a plus demandé depuis. Son petit frère doit naître en mars, la grande question est comment va-t-il réagir lorsqu’il me verra l’allaiter ? Mais ça, on ne le saura que le moment venu !

Par cet article, j’espère avoir rassuré quelques sceptiques qui pensent que le sevrage d’un enfant plus âgé ne se fait que dans les crises ! Ici on ne parle pas de sevrage naturel car c’est moi qui ai lancé le processus et en plus j’étais enceinte donc j’avais moins de lait, je sentais que par moment il tétait à vide, cela a certainement aussi aider. Mais j’ai aimé qu’il décide lui quand il était prêt à accéder à ma requête et qu’au final tout ce soit passé aussi facilement.

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